La douleur, 2020 | Karina Pawlikowski et Julien Morissette


La douleur est une performance audio portée par Julien Morissette et Karina Pawlikowski abordant les enjeux liés à la parentalité, au lègue et à la transmission. Ce projet d’autofiction met en lumière un récit où s'entremêle la mémoire, la maternité et la douleur de devenir parent : d’engendrer un attachement démesuré capable de nous achever.

*Conception sonore et musicale : François Larivière et Julien Morissette


19 août 2020, 20 h - 21 h

Performance en direct de la salle Jean-Pierre-Latour, AXENÉO7 (80, rue Hanson, en vitrine), suivie d’une discussion sur les ondes du 94,3 FM.


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Julien Morissette est un réalisateur, concepteur sonore et musicien originaire de Gatineau, où il vit et travaille. Depuis 2016, il a une pratique en arts numériques axée sur la création radiophonique et la mise en récit. Il a créé et conçu l'installation audio Durant des années, nous fûmes incapables de parler d'autre chose (Centre d'exposition L'Imagier, 2019), il a été concepteur radiophonique du projet Néon Boréal (Théâtre du Trillium, 2019), concepteur sonore pour la pièce en dehors (Galerie UQO, 2019) de Karina Pawlikowski et auteur des documenteurs En direct de présentés au Centre national des Arts et à La Nouvelle Scène. En 2017, il a co-fondé le Festival Transistor et la boîte Transistor Média. On lui doit des séries audio comme L'heure de radio McGarrigle, Proxémie et Signal nocturne (Télé-Québec), Synthèses I et II (QUB radio) et Labrosse-Wellington (Radio- Canada).

Karina Pawlikowski - Depuis trois décennies, j'ai un corps que j'utilise pour faire des actions qui sont rarement rémunérées. J'accouche, j'allaite, j'étudie et je produis des choses parfois visibles, parfois mangeables, parfois vivantes. Certaines de ces choses sont élevées au rang d’œuvres et sont approuvées par des acteurs du milieu de l'art contemporain. Ces objets sont ensuite exposés, diffusés et acquis en échange d'une valeur pécuniaire variable. Quand j'étais enfant, je collectionnais les pierres précieuses dans le Nord-du-Québec. Le quartz est ma plus grande acquisition jusqu’à présent.


Collaborateurs.trices


François Larivière : François Larivière est un concepteur sonore qui oeuvre en création audionumérique et en baladodiffusion. Il a un parcours bien rempli en tant que monteur et mixeur sonore pour différentes antennes du Québec. De la télévision au web, en passant par la radio et la musique, François se consacre aujourd’hui entièrement à des projets de création sonore et narrative. Sa grande précision d’exécution combinée à sa patience et son oreille musicale font de lui un élément central dans la production de projets authentiques. On lui doit d’ailleurs le succès de la série Synthèses, la conception sonore et l’habillage musical de la série Signal nocturne et le montage des projets L’heure de radio McGarrigle et Proxémie. Il est également le concepteur sonore des productions de la Scène nationale du son.


Marjolaine Beauchamp : Marjolaine Beauchamp est auteure, interprète et performeuse de la parole. Elle a publié deux recueils de poésie, Aux plexus (2010) Et Fourrer le feu (2016). Le Théâtre du Trillium, avec qui elle signe en 2015 un partenariat de cinq ans comme auteure en résidence, produit sa pièce Taram diffusée à la Nouvelle Scène (Ottawa) et La Chapelle (Montréal). La pièce remporte trois prix Rideau dont Dramaturge en émergence. Dans le cadre de cette collaboration, elle participe, comme co-auteure et interprète, dans le spectacle Love is in the Birds (tournée nationale, 2013 à 2016). En 2016, elle tient l’un des rôles principaux dans la pièce déambulatoire Ma Noranda, mise en scène par Alexandre Castonguay. Sa pièce de théâtre M.I.L.F. (2017), se voit décerner de nombreux prix dont quatre prix Rideau (2017), le prix Créateur de l’année (Culturiades, 2018) et le Prix du CALQ – Œuvre de l’année en Outaouais (2018).

Mani Soleymanlou : Depuis sa sortie de l’École nationale de théâtre du Canada (2008), Mani Soleymanlou est très actif sur la scène montréalaise, d’abord en tant qu’interprète, notamment sous la direction de Claude Poissant, Brigitte Haentjens, Serge Denoncourt et Olivier Kemeid. En 2011, il fonde sa compagnie Orange Noyée. La même année, il écrit, met en scène et interprète Un au théâtre La Chapelle à Montréal. À l’automne 2013, il crée Deux avec Emmanuel Swartz. Trois, la dernière partie de ce triptyque identitaire, est présenté en 2014 au Festival TransAmériques et repris au Centre du Théâtre d’Aujourd’hui à Montréal. En plus de trois coproductions, une nouvelle trilogie voit le jour entre 2015 et 2017, alors qu’il crée les spectacles Ils étaient quatre, Cinq à sept et Huit. Il présente enfin Neuf [titre provisoire] en septembre 2018 pour le 50ème anniversaire du Centre du Théâtre d’Aujourd’hui, puis Zéro à Montréal et Ottawa l’année suivante.

Discussion animée par Jean-Michel Quirion

La douleur a pris forme initialement lors de l'événement DIX au Centre national des Arts, le 30 novembre 2019, sous l'invitation de Mani Soleymanlou. La rencontre post-performance abordera le contexte de création de La douleur. Mani et Marjolaine se joindront aux artistes afin de discuter des enjeux liés à la parentalité, au lègue, mais ausi à ce que c'est que de performer au théâtre, en art performance.